Les aventures des deux guis

Le premier épisode des aventures extraordinaires des deux Gui… Labhert et des Brumes! A retrouver sur Youtube:

Une forêt, la nuit. Deux silhouettes marchent sous la pluie, il fait de l’orage et au loin on devine une habitation éclairée.

Sir Ghuilabert:

-Et ça flotte, et ça flotte. Regardez-moi ce travail. Non mais je vous jure hein, vous et vos idées géniales!

Guy des Brumes:

-Mais arrêtez de vous plaindre. Vous croyez que les prophéties s’occupent du temps qu’il fait? C’est comme ça et puis c’est tout. C’est qu’un peu d’eau, pas de quoi en faire une histoire.

Sir Ghuilabert:

-Ah mais je vous préviens, j’espère bien que si! Si je me suis trempé jusqu’aux os pour que ça fasse pas une histoire, je retourne me coucher au chaud et je m’arrange pour vous trouver une piaule au frais. Faites-moi confiance.

Guy des Brumes :

-L’auberge n’est plus loin. Comme je l’avais prédit.

Sir Ghuilabert:

-Comme vous l’aviez prédit? Mais n’importe quel pignouf capable de lire une carte est capable de le prédire, ça. C’est pas un prodige, c’est « L’agneau sans étoile », pauvre taré!

Guy des Brumes :

-Je me comprends…

Sir Ghuilabert souffle.

Ils arrivent à la porte de l’auberge, et l’aubergiste les rejoint.

L’aubergiste:

-Ben d’où qu’y viennent, par ce temps?

Sir Ghuilabert:

-On se le demande.

Guy des Brumes :

-Nous voilà arrivés, c’était pas si terrible.

L’aubergiste:

-Y veulent une table, manger quelque chose de chaud? Une petite chambre, je fais allumer le feu!

Sir Ghuilabert ( à Guy des Brumes ):

-Je vous préviens: Si on est arrivés ici pour pioncer, je vous fais écarteler dès demain.

Guy des Brumes :

-C’est pas le moment de dormir.

(à l’aubergiste) -Vous avez des voyageurs, ce soir, n’est-ce pas?

L’aubergiste:

-Hein? Ben à part vous deux, pas vraiment.

Sir Ghuilabert:

-Comment ça, pas vraiment? Z’en avez ou z’en avez pas?

L’aubergiste:

-S’il faut répondre comme ça, alors, non. A part vous deux, j’en ai pas.

Sir Ghuilabert:

(vers le guide) -Crrrac !

Guy des Brumes :

-Ben c’est pas grave, on va l’attendre. Servez-nous un peu de soupe chaude.

L’aubergiste:

-Ca marche!

Sir Ghuilabert:

-Bon et on attend qui au juste, on peut savoir ou c’est encore « trop long à expliquer »?

Guy des Brumes :

-J’en ai pas moindre idée.

Sir Ghuilabert:

-Ah non mais vous avez un sérieux grain, vous savez. Passe encore qu’on sorte de nuit, sous la pluie alors qu’on aurait pu attendre de se préparer un peu, mais en plus on arrive et vous savez même pas pour quoi on est venus?

Guy des Brumes :

-Vous ne m’avez pas demandé pour quoi, vous m’avez demandé pour qui. Pour qui , je ne sais pas.

Sir Ghuilabert:

-Bon, pourquoi alors?

Guy des Brumes :

-C’est trop long à expliquer.

Sir Ghuilabert:

-S’il leur reste de la corde au château, il va vous arriver un truc qui va pas être long à comprendre. Faites-moi confiance.

La nuit passe, le matin arrive. Ils sont toujours assis.

Guy des Brumes :

-Et voilà. Les premières lumières reviennent chasser les fantômes de la nuit. Bientôt, les hommes abandonneront leurs cauchemars, pour oublier presque jusqu’à la nuit elle-même.

Sir Ghuilabert:

(furax, colère rentrée) -Je vous garantis que celle-là, vous allez vous en souvenir.

Un voyageur entre dans l’auberge, portant des armes et une tenue de chasseur.

Guy des Brumes :

(voyant le nouvel arrivant) -Voilà. Nous avons fini d’attendre. Je vous avais dit que nous avions rendez-vous avec votre destin.

Fezzuil l’instruit:

-Salut la compagnie! Quelqu’un a de la corde? J’ai paumé mon sac, et du coup si je dois escalader un truc je suis marron.

-Ah ouais. Mais y’a que des cul-terreux ici. Je suis vraiment paumé, en fait.